Symptômes

Ce trouble se caractérise par 4 catégories de symptômes :

  • Evitement de tout ce qui renvoie à l’événement : lieu, discussions, personnes, suivi médical,…
  • Reviviscence : par des flashbacks, pensées intrusives, cauchemars, sensations en lien avec l’évènement …
  • Perturbations des émotions et de la concentration : amnésie, pensées négatives, culpabilité, perte d’intérêt, sentiment de détachement vis à vis des autres, troubles du sommeil,…
  • Hyper-réactivité : irritabilité, hyperactivité, sursauts

S’il ne sont pas tous là mais s’expriment sur une durée notable, on parle de traumatisme partiel.

Le traumatisme peut aussi se présenter directement après l’événement sous la forme d’un stress aigu avec une anxiété et une détresse intenses et certains symptômes des 4 catégories. Il peut également survenir à distance de l’événement, notamment lors d’une grossesse ultérieure.


Dans les faits…

La mère peut être irritable, avec des crises de colère et des pleurs, ou des difficultés à se concentrer. Elle peut ressasser et parler de la naissance constamment. Ou au contraire être dans l’évitement et ne pas vouloir l’évoquer du tout. Elle peut culpabiliser ou entretenir des griefs ou de l’agressivité vis-à-vis des autres. Il est possible qu’elle soit dans l’évitement de tout contact. Elle peut être hyper-vigilante, ce qui se manifeste par un sentiment de danger imminent, vis à vis d’elle ou de son enfant, sursauter facilement et avoir des troubles du sommeil. Des flashbacks (arrêts sur images, paroles, …), cauchemars, pensées ou souvenirs intrusifs peuvent également survenir (Wade, Fletcher, Carty, & Creamer, 2016).

Beaucoup de femmes éprouvent certains de ces symptômes sans éprouver d’état de stress post-traumatique complet. Pour que le stress post-traumatique soit diagnostiqué, il faut que la personne présente ces symptômes d’une manière qui interfère avec le fonctionnement général (altération de la qualité de vie), qu’il ne soit pas dû à un autre trouble psychiatrique ou à un abus de substance et qu’il dure au moins un mois.


Par ailleurs, on observe une comorbidité avec la dépression, la plupart des femmes dans les études ayant un stress post-traumatique présentant des symptômes de dépression. (Ayers, Joseph, McKenzie-McHarg, Slade & Wijma, 2008).

Dans les conséquences à long terme, sont relevés des impacts négatifs sur les choix reproductifs, le développement d’une tocophobie (peur pathologique de l’accouchement) secondaire, des troubles sexuels et une éviction du personnel soignant (King, McKenzie-McHarg & Horsch 2017 ; Morland & al. 2007).  Il est également associé à un risque de stress maternel et des conséquences négatives lors d’une grossesse ultérieure (Seng, Oakley, Sampselle, Killion, Graham-Bermann & Liberzon 2001).