Outils et informations utiles

Le constat est dressé de l’absence de ressources adéquates pour le personnel soignant dans la prise en charge du stress post-traumatique consécutif à l’accouchement. Des lacunes sont constatées dans la formation initiale et continue des soignants et mériteraient d’être renforcée afin d’améliorer l’état des connaissances, la prévention et le dépistage du stress post-traumatique.

En l’état, sur une étude menée auprès de 154 sages-femmes hospitalières et libérales de Haute-Normandie, 97% des sages-femmes interrogées estimaient avoir une formation insuffisante sur le sujet et 27% déclaraient ne pas en avoir entendu parler (Coulibaly, 2019). Par ailleurs, les sages-femmes ayant participé à la prise en charge du stress post-traumatique consécutif à l’accouchement n’avaient pas un meilleur niveau de connaissance que celles n’y ayant pas été confrontées.

Les cas de violences antérieurs n’étaient pas abordé par près de la moitié des soignants, ce qui constitue également pourtant un point d’appel important pour les cas de patientes à ESPT preexistant.

Les mêmes lacunes concernant les connaissances et le dépistage sont constatées par les professionnels dirigeant des études globales et répétées sur ce sujet (McKenzie & al., 2015). Il apparaît que pour une meilleure efficacité il serait idéal d’avoir recours à des spécialistes rompus dans le traitement du stress post-traumatique post-accouchement, avec des collaborations entre domaines de recherches concernant  tant le stress post-traumatique que la psychothérapie.

Un modèle transversal de soin intégrant les différents corps de soignants (psychothérapeutes, psychiatres, gynécologues, sages-femmes, anesthésistes…) est également discuté (Ayers & al., 2008) tout comme la formation à partir des retours d’usagers (Moore, 2019). A titre d’exemple, une thérapeutique corporelle (yoga) a été mise en place en Angleterre par la NHS afin de proposer une prise en charge psychologique et corporelle aux mères, et des formations sont proposées par l’association Make Birth Better composée de soignants à destination des professionnels.

Outils de dépistage

En première intention, voici des outils de dépistage utiles :

  • Une échelle similaire à l’échelle d’Edinbourgh pour la depression du post-partum (EPDS) vient d’être validée dans sa version française et devrait être utilisable pour toute personnes souhaitant dépister un stress post traumatique après l’accouchement. Il s’agit de la City Birth Trauma Scale (City BiTS) :

Translated versions

  • Aucun score minimal n’ayant encore été déterminé concernant un probable SSPT pour la City BiTS, il est possible d’utiliser le PCL-5 auprès de patientes concernant le déroulement de l’accouchement. La valeur seuil communément retenue est variable (de 33 à 38) :

  • concernant la dépression du post-partum, cette brochure réalisée par vousavezdesquestions.info et l’association Maman Blues résume les informations utiles sur le sujet :

les informations concernant le pliage du se trouvent ici :

Source : http://vousavezdesquestions.info/pliage/